Le petit jean jau

Visitez le site Jean Jaurès Dernière mise à jour: 25.10.2020

Saint Laurent

Le 17/11/2014

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« Saint Laurent » est de retour dans les salles, dévoilé au grand public plus tard que son prédécesseur  « Yves Saint Laurent » sorti en janvier 2014.

Pierre Niney, incarnant Yves-Saint-Laurent dans la version de Jalil Lespert, est cette fois-ci remplacé par Gaspard Ulliel, dans une nouvelle version plus longue de Bertrand Bonello.

Ulliel, que l'on retrouve aussi dans la pub "bleu de Chanel", incarne parfaitement dans ce biopic ce génie de la mode que fut Yves Saint Laurent. Dès le début, on nous laisse deviner les difficultés qu'il a pu rencontrer, sous une critique persistante du "déjà vu". Néanmoins, YSL reste tel qu’il est : artististe novateur et persévérant, qui continuera son oeuvre jusqu'à ce que la mort le lui en empêche.

 

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Gaspard Ulliel (Yves Saint Laurent)

 

On pourrait qualifier ce film de lourd, ou de long… Cependant, il est différent du premier bien qu’il traite du même sujet. On peut bel et bien dire que c'est "un film délicat et sensible sur un génie de la Haute Couture". Le parti pris pour cette nouvelle version fut de le concentrer principalement sur une décennie (1967 -1976), (ce qui n'empêche en rien quelques passages de sa vie sur lesquelles le réalisateur n'a pas insisté). Ses idées évoluent tout au long du film, ses styles marqueront différentes époques. De plus l'aspect économique et la gestion de la maison YSL sont plus marqués dans ce film, ce qui implique plus le public dans l'aventure lancée par YSL et son compagnon Pierre Bergé. Un fait qui montre alors qu’avoir des ambitions signifie s’engager dans des responsabilités, Ulliel lui-même ajoutera :

"Est-ce-que tout ceci n'est pas dérisoire ? J'ai créé un monstre, et maintenant je dois vivre avec."

 

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Léa Seydou (Loulou de La Falaise), Gaspard Ulliel (Yves Saint Laurent)

 

L'envers du décor est beaucoup plus présent que dans le précédentl : plus de mannequins, de vêtements, d'ouvrières, d'assistants, de décors. La touche apportée au détail est remarquable, ainsi que l'exactitude des vêtements d'époque et des styles vestimentaires, notamment en vu des défilés.

 

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Sa vie personnelle est toujours aussi présente, et fut même (très) « pimentée » par des scènes plus explicites les unes que les autres. Il y est donc possible de voir une vie de débauche, de créations, d'envies, de défilés, d'amitiés, d’amour intensément passionné, mais malgré tout une lucidité bien présente. Lucidité évoquée par un Yves en fin de vie (joué par Helmut Berger) et frappant de vérité. « Y est SeuL » jeu de mot sur le célèbre sigle YSL. Seul parce qu’isolé par son talent, mais aussi parce qu’inégalé. Le propre du génie. Une « espèce » dont faisait définitivement parti Saint Laurent, méritant bien ce deuxième opus.

Je dirai enfin que ce film ne montre pas comment Yves Saint Laurent est devenu Yves Saint Laurent, mais ce qui lui en coûte d'être Yves Saint Laurent.

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Lien image : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=207652.html

http://www.ozap.com/actu/bande-annonce-gaspard-ulliel-est-un-sombre-saint-laurent/454396

http://www.mensquare.com/menly/arts/173116-saint-laurent-le-film-sur-la-vie-dyves

http://www.lexpress.fr/culture/cinema/saint-laurent-de-bertrand-bonello-en-6-scenes-cles_1575940.html

 

Pièces jointes :

Page publiée le 17/11/2014 | Mise à jour le 25/10/2020 | Vue 2142 fois